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Qui fait le diagnostic plomb ? Repères pour choisir

Qui fait le diagnostic plomb dans un bâtiment ? Ce guide explique ce que disent les textes cantonaux, ce que les listes informatives indiquent ou non, et comment choisir un spécialiste.

Mis à jour le 3 novembre 2026 · sources en fin de page

Guide
Sujet
Choix de la personne ou de la structure qui réalise le diagnostic
Genève
Listes informatives du SABRA, non obligatoires (SABRA)
Neuchâtel
Notice SENE : méthode par fluorescence X (SENE)
Titre professionnel unique
Non établi
Illustration pour la page « accueil »
Photo d'illustration

Devis gratuit sur mesure, sans engagement. Diagnostic Plomb transmet votre demande à une entreprise partenaire de votre région.

Décrire mon bâtiment

Quand un diagnostic plomb devient nécessaire, une première question se pose très vite : à qui s'adresser ? Les propriétaires, les régies et les gérances cherchent souvent un « diagnostiqueur agréé », comme si un titre unique existait pour toute la Suisse romande. Les textes que nous avons consultés ne permettent pas d'affirmer cela. Cette page décrit ce que les autorités cantonales disent réellement, ce que leurs listes apportent, et comment aborder le choix d'un spécialiste sans se tromper de conclusion.

Ce site ne réalise aucun diagnostic. Il explique, puis vous met en contact avec un spécialiste de votre région, par une demande de devis gratuite, sur mesure et sans engagement.

Ce que recouvre un diagnostic plomb

Un diagnostic plomb cherche à savoir si des matériaux d'un bâtiment contiennent du plomb, et en quelle quantité. Dans les textes genevois, la question porte surtout sur les peintures. À Genève, la directive du SABRA vise les bâtiments construits avant 2006, avant tous travaux de ponçage, de sablage, de grattage ou de décapage thermique de peintures. La source est la directive publiée par l'État de Genève (https://www.ge.ch/document/11249/telecharger), consultée le 3 novembre 2026.

Pour le déroulement concret d'une visite, la page sur le déroulement du diagnostic plomb détaille les étapes. Ici, on se concentre sur la personne qui l'exécute.

Deux tâches distinctes

Il faut distinguer deux gestes qui sont souvent confondus :

  • le repérage et la mesure sur place, par exemple avec un appareil portable à fluorescence X ;
  • l'analyse en laboratoire d'échantillons prélevés, lorsque la méthode l'exige.

Le premier geste est celui d'un spécialiste du diagnostic ; le second relève d'un laboratoire. Un même mandat peut les réunir, mais ils ne sont pas la même compétence. La page consacrée à l'analyse en laboratoire présente cette seconde partie.

Existe-t-il un titre protégé ?

Parmi les faits que nous avons confirmés pour cette page, aucun ne crée un titre professionnel unique de « diagnostiqueur plomb » valable pour tous les cantons romands. Nous l'écrivons donc ainsi : un titre protégé commun n'est pas établi. Cela ne veut pas dire qu'il n'existe aucune exigence ; cela veut dire que nous ne pouvons pas en citer une avec sa source.

Ce qui existe, d'après les sources consultées, ce sont :

  • des directives cantonales qui décrivent la méthode attendue, comme celle du SABRA à Genève ;
  • des notices qui précisent la manière de mesurer, comme la notice du SENE à Neuchâtel ;
  • des listes informatives, qui orientent sans engager l'autorité.

Une directive n'est pas une loi. Pour la directive genevoise, la base légale précise n'est pas établie dans les faits que nous avons confirmés ; nous ne la présentons donc pas comme telle.

Les listes informatives genevoises

Le canton de Genève publie des listes qui aident à trouver des intervenants. Deux d'entre elles intéressent cette page.

La liste des bureaux équipés d'un appareil portable

Genève publie une liste informative des bureaux équipés d'un appareil portable (https://www.ge.ch/document/5854/telecharger). Elle est non obligatoire : c'est une recommandation, pas une exigence légale. Son utilité est pratique : elle permet de repérer les structures qui disposent du matériel de mesure sur place.

La liste des entreprises formées

Une autre liste, celle des entreprises formées par le SABRA (https://www.ge.ch/document/5854/annexe/file/716716), est également informative. Elle ne garantit pas la qualité du travail. Être inscrit sur une liste signale une formation suivie ; cela ne remplace ni une vérification de vos besoins, ni une comparaison de devis.

Ces listes servent à ouvrir la recherche, jamais à la terminer. Le tableau ci-dessous résume la différence entre ce qu'elles indiquent et ce qu'elles ne disent pas.

Ce que disent les listes informatives
Ce que disent les listes informatives

À Neuchâtel : la notice plutôt que la liste

À Neuchâtel, le texte qui pèse le plus sur le contenu du diagnostic est autre. Pour les démolitions ou transformations importantes soumises à permis de construire, le règlement d'exécution (RELConstr, article 8a) prévoit, pour les immeubles construits avant 1994, qu'un diagnostic soit joint à la demande. Il porte sur la présence d'amiante, de PCB, de peinture au plomb et d'autres substances polluantes (https://rsn.ne.ch/DATA/program/books/RSN2024/20241/pdf/720.1.pdf).

Ce qui nous intéresse ici, c'est la manière dont le diagnostic est mené. La notice SENE, qui n'est pas une loi, précise plusieurs éléments :

  • les peintures d'avant 2006 sont concernées ;
  • la fluorescence X, sur la raie K, est la technique décrite ;
  • un tableau de concentrations surfaciques sert de repère ;
  • des mesures de protection des travailleurs s'appliquent dès 0,5 mg/cm².

La source est la notice du SENE (https://www.ne.ch/sites/default/files/2026-01/Modele_final_DiagnosticBat.pdf). Ce sont des recommandations, pas des obligations. Pour cette page, nous n'avons pas établi l'existence d'une liste neuchâteloise comparable aux listes genevoises : nous ne la décrivons donc pas.

Pour un projet de démolition, la page sur le diagnostic avant démolition donne le cadre. Celle sur le diagnostic des polluants du bâtiment montre comment le plomb s'inscrit dans un ensemble plus large.

Ce que doit pouvoir expliquer le spécialiste

Faute de titre unique, le meilleur critère est la capacité à expliquer sa méthode. Un spécialiste sérieux doit pouvoir répondre, simplement, aux points suivants.

La méthode de mesure

Quelle technique utilise-t-il ? Selon la directive SABRA, la fluorescence X tolère une incertitude relative maximale de 50 % pour des mesures comprises entre 0 et 1 mg/cm². Un intervenant qui connaît cette référence sait pourquoi une valeur proche d'un seuil appelle de la prudence. La page sur la fiabilité de la mesure approfondit ce point, et celle sur la fluorescence X décrit l'appareil.

Les seuils qu'il applique

Le critère de décision surfacique de la directive SABRA est de 500 µg/cm², soit 0,5 mg/cm². Au-dessus de ce niveau pour une peinture, une annonce au SABRA doit être faite au moins 24 heures avant le début des travaux. Le spécialiste doit savoir dire à quel texte il se réfère, et préciser s'il parle d'une directive, d'une notice ou d'une loi.

Le contenu du rapport

Un rapport utile indique ce qui a été examiné, où, avec quelle méthode, et ce qui n'a pas été examiné. Voyez ce que contient le rapport de diagnostic plomb et comment lire les résultats.

Les critères qui font varier le devis

Ce site n'affiche aucun prix. Le coût d'un diagnostic dépend de critères que le spécialiste pose avant de chiffrer :

  • le type de bâtiment et la surface à examiner ;
  • le nombre de pièces ou de logements ;
  • l'année de construction ;
  • les éléments à examiner, comme les peintures, les menuiseries ou les conduites ;
  • le nombre de mesures, de prélèvements et d'analyses ;
  • l'accès aux locaux ;
  • l'urgence d'un chantier prévu.

Plus vous donnez ces informations tôt, plus le devis est précis. La préparation de la visite liste ce qu'il convient de rassembler.

Une démarche en quatre temps pour choisir

Choisir la personne qui fera le diagnostic
Choisir la personne qui fera le diagnostic

Cette démarche ne crée aucune obligation. Elle évite surtout deux erreurs fréquentes : confondre une liste informative avec un agrément, et comparer des devis qui ne portent pas sur le même périmètre.

Repères à retenir

construits avant 2006

Genève, bâtiments visés par la directive SABRA

Source: Directive SABRA, État de Genève

construits avant 1994

Neuchâtel, immeubles visés par le diagnostic de polluants

Source: RELConstr art. 8a

500 µg/cm² (0,5 mg/cm²)

Critère de décision surfacique (Genève)

Source: Directive SABRA, État de Genève

0,5 mg/cm²

Protection des travailleurs (Neuchâtel)

Source: Notice SENE

Les repères à retenir

Liste de contrôle avant de signer

  • Noter l'année de construction du bâtiment et les rénovations connues
  • Préciser les travaux prévus avant de demander un devis
  • Demander quelle méthode de mesure sera employée
  • Demander à quel texte de référence le rapport se rattachera
  • Vérifier que le périmètre du mandat est identique entre les devis comparés
  • Demander ce qui ne sera pas examiné
  • Garder une trace écrite de l'échange

Pour une aide à l'orientation, l'outil Mon bâtiment est-il concerné ? permet de situer votre cas, et la page sur le choix d'un diagnostiqueur prolonge cette réflexion.

Questions fréquentes

Un diagnostiqueur plomb doit-il être agréé ?

Dans les faits confirmés pour cette page, aucun texte ne crée un agrément unique et commun à tous les cantons romands. Nous ne pouvons donc pas affirmer qu'un agrément soit obligatoire partout. Demandez au spécialiste quels textes de référence il applique, et renseignez-vous auprès du service cantonal compétent pour votre situation.

Les listes du SABRA sont-elles obligatoires ?

Non. D'après les documents de l'État de Genève, la liste des bureaux équipés d'un appareil portable est non obligatoire, et celle des entreprises formées est informative. Ce sont des recommandations qui aident à chercher, pas des conditions d'accès à la profession.

Une inscription sur une liste garantit-elle la qualité ?

Non. La liste des entreprises formées est présentée comme informative et non garante de la qualité. Elle indique une formation suivie. Pour juger du travail, comparez la méthode annoncée, le périmètre du mandat et le contenu du rapport prévu.

Quelle différence entre le spécialiste et le laboratoire ?

Le spécialiste repère les éléments à examiner et réalise les mesures sur place, par exemple par fluorescence X. Le laboratoire analyse des échantillons prélevés, quand la méthode l'exige. Les deux interviennent parfois dans un même mandat, mais ce sont deux compétences distinctes.

Puis-je faire le diagnostic moi-même ?

Les sources que nous citons décrivent un diagnostic mené avec une méthode et un appareil de mesure précis, et rédigé dans un rapport. Poncer, gratter ou décaper soi-même une peinture suspecte pour « voir » n'est pas une démarche de diagnostic, et les autorités genevoises traitent ces gestes comme des travaux à encadrer. Adressez-vous à un spécialiste.

Comment savoir si mon bâtiment est concerné à Genève ?

La directive du SABRA vise les bâtiments construits avant 2006, avant tous travaux de ponçage, de sablage, de grattage ou de décapage thermique de peintures. Si votre bâtiment est plus ancien et que des travaux de ce type sont prévus, un diagnostic est à envisager. L'outil d'orientation vous aide à situer votre projet.

Et à Neuchâtel ?

Pour une démolition ou une transformation importante soumise à permis de construire, le règlement d'exécution prévoit, pour les immeubles construits avant 1994, un diagnostic joint à la demande. Il porte sur l'amiante, les PCB, la peinture au plomb et d'autres substances polluantes.

Que se passe-t-il si une peinture dépasse le critère genevois ?

Pour une peinture à plus de 500 µg/cm², la directive prévoit une annonce au SABRA au moins 24 heures avant le début des travaux. Le niveau de ce texte est celui d'une directive, non d'une loi. Le but n'est généralement pas de retirer la peinture, mais de la maintenir en bon état jusqu'à la démolition, selon l'annexe publiée par l'État de Genève.

Qui paie le diagnostic ?

Les faits confirmés pour cette page ne désignent pas qui supporte le coût. Nous ne tranchons donc pas. Le maître d'ouvrage, le propriétaire ou le bailleur sont les interlocuteurs habituels de la question ; clarifiez-la par écrit avant de lancer le mandat.

Le diagnostic plomb remplace-t-il le diagnostic des autres polluants ?

Non. Le plomb n'est qu'une substance parmi d'autres. À Neuchâtel, le texte cité vise ensemble l'amiante, les PCB, la peinture au plomb et d'autres polluants. Selon votre projet, un mandat plus large peut être pertinent ; voyez le diagnostic des polluants du bâtiment.

Que faire si je pense avoir été exposé au plomb ?

Ce site ne donne pas de conseil médical. En cas d'inquiétude pour votre santé, parlez-en à votre médecin traitant ou au médecin cantonal, qui sont les seuls habilités à apprécier une situation personnelle.

Comment démarrer concrètement ?

Rassemblez l'année de construction, la nature des travaux prévus et le canton, puis faites une demande de devis. Le site vous met en contact avec un spécialiste de votre région, sans engagement. La page Comment ça marche décrit les étapes.

Sources

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Faire mesurer avant d’agir

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  1. l’adresse et le canton du bâtiment ;
  2. son année de construction, si vous la connaissez ;
  3. les surfaces concernées (toute la maison, quelques pièces, une façade, une conduite) ;
  4. le but du diagnostic : chantier, démolition, vente, location, eau ;
  5. le délai souhaité, et si un chantier est déjà en cours ou à l’arrêt ;
  6. les contraintes d’accès : hauteur, local occupé, échafaudage.

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