Préparer un diagnostic plomb : ce qu'il faut réunir avant la visite
Une visite de diagnostic se déroule mieux quand le bâtiment est prêt : accès dégagés, plans disponibles, travaux prévus listés et occupants informés. Voici la marche à suivre, étape par étape.
Mis à jour le 3 novembre 2026 · sources en fin de page
Guide- Pour qui
- Propriétaires, régies, gérances, maîtres d'ouvrage
- Moment
- Avant le passage du spécialiste sur place
- À réunir
- Plans, historique du bâtiment, liste des travaux prévus, accès

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Décrire mon bâtimentUn diagnostic du plomb se fait sur place : une personne qualifiée parcourt le bâtiment, observe les peintures, les conduites et les autres éléments à examiner, puis prélève ou mesure là où c'est utile. La qualité de ce passage dépend en bonne partie de ce que vous avez préparé avant. Cette page vous aide à rassembler l'essentiel, sans rien improviser le jour de la visite.
Elle ne remplace ni les explications du spécialiste que vous aurez choisi, ni les textes officiels. Pour le déroulement complet de la mission, consultez la page sur le déroulement d'un diagnostic plomb.
Pourquoi la préparation compte
Le spécialiste ne connaît pas votre bâtiment. Il découvre les lieux avec ce que vous lui donnez : une description, des plans, un historique. Plus ces informations sont précises, plus il peut cibler les zones à examiner et limiter les allers-retours.
Une visite mal préparée provoque en général les mêmes difficultés :
- une pièce fermée à clé, dont personne n'a les accès ;
- un local technique encombré, impossible à examiner ;
- une rénovation ancienne que personne ne se rappelle, donc des peintures de plusieurs époques sans repère ;
- des travaux prévus qui n'ont pas été annoncés, alors que leur nature oriente tout le diagnostic.
Dans tous ces cas, le passage doit être repris ou complété. C'est du temps perdu pour tout le monde, et cela se répercute sur le devis, qui dépend notamment du nombre de pièces, des éléments à examiner et des accès.
Commencer par l'objectif du diagnostic
Avant de rassembler des documents, posez-vous une question simple : pourquoi faites-vous réaliser ce diagnostic ? La réponse change ce qu'il faut préparer.
Un projet de travaux ou de transformation
Si des travaux touchent les peintures, les enduits ou les conduites, le diagnostic sert à savoir ce que vous allez manipuler. Les ouvriers doivent connaître la présence éventuelle de polluants avant d'intervenir. Selon l'ordonnance sur les travaux de construction (OTConst, RS 832.311.141, art. 3), la Suva renvoie à cette disposition pour déterminer le type et la concentration des polluants avant les travaux. L'ordonnance ne nomme pas le plomb, mais elle le couvre par la clause ouverte « comme l'amiante ou les PCB ».
Notez la liste des travaux envisagés : démolition, ponçage, remplacement de fenêtres, rénovation de salle de bains, changement de conduites. Pour ce cas, la page diagnostic plomb avant travaux détaille la logique à suivre.
Une démolition ou une transformation soumise à permis
Certains cantons demandent un diagnostic joint à la demande d'autorisation :
- Valais : un diagnostic de polluants dangereux au sens de l'OLED est prévu pour la démolition ou la transformation d'immeubles construits avant 1991 (OC art. 37 al. 1 let. d). Le plomb n'y est pas nommé comme tel ; il l'est dans une notice du service cantonal compétent.
- Neuchâtel : pour une démolition ou une transformation importante soumise à permis de construire, sur des immeubles construits avant 1994, le règlement d'exécution (RELConstr art. 8a) prévoit un diagnostic de présence d'amiante, de PCB, de peinture au plomb et d'autres substances polluantes, joint à la demande.
Si votre projet relève d'un de ces cas, demandez d'abord à l'autorité de votre commune ou de votre canton ce qu'elle attend précisément. La page diagnostic plomb avant démolition complète ce point.
Un simple doute sur un bâtiment ancien
Vous pouvez aussi vouloir savoir, sans projet précis, si un bâtiment contient du plomb : achat, location, gestion d'un parc de logements. Dans ce cas, la préparation porte surtout sur l'historique et sur les accès. L'outil Mon bâtiment est-il concerné ? peut vous aider à y voir plus clair avant de demander un devis.
Les documents à rassembler
Faites une pochette, papier ou numérique, que vous remettez au spécialiste avant ou le jour de la visite.
Les plans du bâtiment
Plans d'étage, coupes, plans de situation : ils permettent de repérer les pièces, les cages d'escalier, les caves, les combles et les annexes. Si vous n'avez pas de plans, un croquis à main levée avec les pièces numérotées vaut mieux que rien. Indiquez aussi les parties construites à des époques différentes.
L'année de construction et l'historique des travaux
Notez :
- l'année de construction du bâtiment, ou une estimation honnête si elle est incertaine ;
- les rénovations connues, même partielles (une cuisine, une façade, une cage d'escalier) ;
- les remplacements de conduites ou d'installations sanitaires ;
- les repeints, s'ils sont documentés.
Une peinture récente peut en recouvrir une plus ancienne. L'historique aide le spécialiste à savoir où regarder en priorité. La teneur maximale en plomb des peintures est fixée par l'ORRChim à 0,01 % en masse (soit 100 mg/kg) : ce repère concerne les produits mis sur le marché, pas les couches anciennes déjà posées, ce qui explique pourquoi l'époque des peintures compte.
Les diagnostics et rapports déjà existants
Un diagnostic amiante, un rapport de polluants ou une expertise antérieure peuvent contenir des informations utiles : zones déjà examinées, matériaux repérés, prélèvements existants. Remettez-les tels quels, même s'ils ne parlent pas de plomb.
La liste des travaux prévus
C'est le document le plus important quand un chantier est en vue. Indiquez, pièce par pièce, ce qui sera démoli, percé, décapé, remplacé ou simplement repeint. Précisez aussi le calendrier envisagé, sans le garantir : le spécialiste n'a pas besoin d'une date ferme, mais d'un ordre d'idée.
Les coordonnées des personnes concernées
Régie, concierge, propriétaire, locataires : une liste claire de qui peut ouvrir quoi évite de longues attentes sur place.
Préparer les accès
Un diagnostic ne peut examiner que ce qui est accessible. Quelques jours avant la visite, parcourez le bâtiment avec une liste.
Les pièces et locaux
- Toutes les pièces du logement ou des logements concernés, y compris les placards, les galetas et les caves.
- Les parties communes : cage d'escalier, couloirs, buanderie, local à vélos.
- Les locaux techniques : chaufferie, local des compteurs, gaines.
- Les combles, s'ils sont accessibles, avec une trappe dégagée.
- Les balcons, les façades et les menuiseries extérieures, si elles font partie de la mission.
Les clés et les autorisations
Pour un immeuble loué, la régie ou la gérance coordonne le passage avec les locataires. Un avis écrit, envoyé suffisamment tôt, indique la date, la raison de la visite et la durée approximative. Si les locataires ne sont pas là, prévoyez qui détient les clés et qui accompagne le spécialiste.
Le mobilier et les encombrants
Dégagez les murs et les boiseries concernés, sans aller jusqu'à un déménagement. Il suffit que les surfaces à examiner soient visibles et atteignables. Ne décapez, ne poncez et ne grattez jamais vous-même une peinture suspecte pour « faciliter » le travail : les autorités déconseillent ces gestes, qui peuvent mettre des poussières en suspension. Laissez le spécialiste décider de la méthode.
Informer les occupants
Les occupants posent souvent des questions légitimes. Quelques principes simples :
- Annoncez la visite par écrit, avec la date et la raison, sans en faire un événement alarmant.
- Précisez que la visite sert à savoir ce que contient le bâtiment, pas à constater un problème.
- Indiquez qui répond aux questions : la régie, le propriétaire, ou le spécialiste lui-même sur place.
- Pour les questions de santé, renvoyez au médecin traitant ou au médecin cantonal ; ni la régie ni le site ne donnent de conseil médical.
Le jour de la visite
Ce que vous pouvez faire
Accueillez le spécialiste, remettez-lui la pochette et accompagnez-le, ou désignez un référent. Signalez ce que vous savez : un mur refait, une conduite changée, une zone où l'eau a stagné. Posez vos questions sur la suite : quels prélèvements, quels délais d'analyse, quand recevoir le rapport. La page délais d'un diagnostic plomb précise ce qui influence la durée.
Ce qu'il vaut mieux éviter
- Interrompre sans cesse le travail de repérage.
- Faire intervenir d'autres corps de métier dans les zones en cours d'examen.
- Réparer ou repeindre « juste avant » : cela masque l'état réel.
Le cas particulier de l'eau du robinet
Si la question porte sur les conduites ou l'eau potable, la préparation est différente. L'ordonnance sur l'eau potable (OPBD) fixe une valeur maximale pour le plomb dans l'eau potable : 5 µg/l. Notez le matériau des conduites s'il est connu, l'année de leur pose et les éventuels remplacements partiels. Pour la démarche de prélèvement, voir la page analyse du plomb dans l'eau du robinet.
Aperçu : la préparation en un coup d'œil
Votre check-list de préparation
- Définir l'objectif : projet de travaux, démolition, simple doute sur un bâtiment ancien
- Noter l'année de construction et les rénovations connues
- Rassembler les plans, ou faire un croquis des pièces
- Retrouver les rapports et diagnostics existants
- Lister les travaux prévus, pièce par pièce
- Vérifier les accès : clés, combles, caves, locaux techniques
- Prévenir par écrit les occupants et la régie
- Désigner la personne qui accompagne le spécialiste
- Ne rien poncer, brûler ni décaper avant la visite
- Prévoir les questions sur la suite : prélèvements, analyses, rapport
Après la visite
Une fois les prélèvements et les mesures faits, le spécialiste établit un rapport. Vous y trouverez ce qui a été examiné, les résultats et les suites à envisager. Pour apprendre à le lire, voyez la page sur la lecture des résultats. Certains rapports expriment un résultat en surface : à Genève, la directive SABRA retient par exemple un critère de décision de 500 µg/cm² (soit 0,5 mg/cm²).
Si des travaux sont ensuite nécessaires, la rubrique Après le diagnostic présente les étapes suivantes.
Pour que nous vous mettions en contact avec un spécialiste du diagnostic de votre région, le fonctionnement est décrit sur la page Comment ça marche.
Si le chantier a déjà commencé
Il arrive qu'on découvre une peinture ou un matériau suspect en cours de travaux. L'OTConst (art. 32 al. 3) impose d'interrompre les travaux en cas de découverte imprévue. Arrêtez l'intervention concernée, notez ce que vous avez constaté, avec la date, et prévenez le maître d'ouvrage. Le diagnostic se prépare alors de la même manière, avec en plus le plan du chantier et l'état d'avancement.
Questions fréquentes
Combien de temps à l'avance faut-il préparer la visite ?
Le plus tôt possible. Les plans, l'historique et les accès se rassemblent en quelques jours dans les cas simples, plus longtemps pour un immeuble avec plusieurs occupants. Aucun délai officiel n'est fourni ici : la durée dépend du bâtiment et du spécialiste.
Dois-je être présent pendant la visite ?
Pas forcément vous-même, mais une personne qui connaît les lieux et détient les accès doit l'être. Pour un immeuble, il peut s'agir du concierge ou d'un représentant de la régie.
Que faire si je n'ai aucun plan du bâtiment ?
Dessinez un croquis des étages avec les pièces numérotées, indiquez ce que vous savez des extensions et des rénovations. Le spécialiste complétera sur place. Les archives communales peuvent aussi parfois fournir des plans.
L'année de construction est-elle indispensable ?
Elle est très utile, car elle oriente la recherche. Si vous l'ignorez, donnez une estimation et signalez-la comme telle. Certains cantons fixent d'ailleurs des seuils selon l'année de construction, comme l'indiquent les textes valaisan et neuchâtelois cités plus haut.
Faut-il vider les pièces avant le passage ?
Non, pas entièrement. Il suffit que les murs, boiseries, fenêtres et autres surfaces concernées soient visibles et accessibles. Dégagez simplement l'accès aux éléments à examiner.
Puis-je repeindre ou rénover avant la visite ?
Mieux vaut attendre. Une nouvelle couche de peinture peut recouvrir ce qui doit être examiné, et des travaux avant le diagnostic peuvent disperser des poussières. Si des travaux urgents sont inévitables, signalez-les au spécialiste.
Puis-je gratter un petit morceau de peinture pour tester ?
Non. Les autorités déconseillent de poncer, brûler ou décaper soi-même une peinture suspecte. Le prélèvement est un geste de spécialiste, réalisé avec la méthode adaptée.
Que dois-je dire aux locataires ?
Annoncez par écrit la date, la raison et la durée approximative de la visite, en termes calmes et factuels. Précisez qu'il s'agit de savoir ce que contient le bâtiment. Pour toute question de santé, renvoyez au médecin traitant ou au médecin cantonal.
La préparation change-t-elle le devis ?
Elle peut le rendre plus précis. Le devis dépend du type et de la surface du bâtiment, du nombre de pièces ou de logements, de l'année de construction, des éléments à examiner, du nombre de prélèvements et d'analyses, des accès et de l'urgence d'un chantier prévu. Plus ces informations sont claires, plus la proposition est fiable. Vous pouvez les transmettre via la demande de devis.
Qui prend en charge la préparation dans un immeuble loué ?
Les textes cités ici ne répondent pas à cette question de répartition. En pratique, c'est le propriétaire ou la régie qui organise les accès. En cas de doute sur les obligations de chacun, renseignez-vous auprès du canton ou d'un conseil juridique.
Un diagnostic plomb est-il obligatoire dans mon canton ?
Cela dépend du canton et du projet. Le Valais et Neuchâtel prévoient un diagnostic pour certaines démolitions ou transformations d'immeubles anciens, comme indiqué plus haut. Pour les autres cantons romands, aucun fait confirmé n'est fourni sur cette page : renseignez-vous auprès de l'autorité cantonale.
Que se passe-t-il si le spécialiste ne peut pas accéder à une pièce ?
La pièce reste hors du diagnostic, ou une seconde visite est nécessaire. Dans les deux cas, le rapport est moins complet. C'est pourquoi la vérification des accès fait partie de la préparation.
Sources
Pages voisines
Faire mesurer avant d’agir
Diagnostic Plomb transmet votre demande à une entreprise partenaire de votre région. Devis gratuit sur mesure, sans engagement. Pour recevoir un devis juste du premier coup, indiquez dans le formulaire :
- l’adresse et le canton du bâtiment ;
- son année de construction, si vous la connaissez ;
- les surfaces concernées (toute la maison, quelques pièces, une façade, une conduite) ;
- le but du diagnostic : chantier, démolition, vente, location, eau ;
- le délai souhaité, et si un chantier est déjà en cours ou à l’arrêt ;
- les contraintes d’accès : hauteur, local occupé, échafaudage.
Plus ces informations sont précises, moins l’entreprise aura de questions à poser. Le formulaire est le seul moyen de contact du site.