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Glossaire du plomb dans le bâtiment

Céruse, fluorescence X, plombémie, SABRA, OLED, OTConst : les mots d'un diagnostic plomb expliqués simplement, avec la source officielle quand un texte les encadre.

Mis à jour le 3 novembre 2026 · sources en fin de page

Glossaire
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Un rapport de diagnostic, une directive cantonale ou un courrier de gérance emploient souvent des abréviations que l'on n'a jamais eu à apprendre. Ce glossaire les rassemble en un seul endroit, classées par thème : les matériaux, les méthodes de mesure, les textes de référence et la santé. Chaque définition reste volontairement courte. Lorsqu'un texte officiel encadre le terme, la source est citée dans la phrase et reprise en fin de page.

Le site ne réalise aucun diagnostic lui-même. Il explique, puis vous met en contact avec un spécialiste de votre région. Pour savoir si votre bâtiment est visé, l'outil Mon bâtiment est-il concerné ? pose quelques questions simples.

Index des termes en un coup d'œil

Index des termes principaux
Index des termes principaux

Les matériaux et les situations à risque

Céruse

La céruse est un pigment blanc à base de plomb, longtemps employé dans les peintures et les enduits. Le terme apparaît dans les ouvrages d'histoire du bâtiment et dans certains rapports. Sa présence dans un bâtiment ancien n'a rien d'automatique : seul un repérage suivi d'une analyse permet de le dire. Selon l'OFSP et l'OSAV, les peintures au plomb à l'eau et à la colle sont interdites depuis 1926.

Minium

Le minium est un pigment rouge-orangé contenant du plomb. On le trouve classiquement dans les peintures antirouille posées sur des pièces métalliques : garde-corps, charpentes métalliques, tuyauteries. Comme la céruse, il se confirme par une mesure, jamais à l'œil nu.

Peinture au plomb

On parle de peinture au plomb lorsqu'un revêtement contient des pigments ou des siccatifs à base de plomb. Une couche ancienne peut avoir été recouverte plusieurs fois : le plomb reste alors présent en profondeur, sous des peintures plus récentes. C'est pourquoi un diagnostic examine les différentes couches et pas seulement la surface visible.

Conduite en plomb

Dans un bâtiment ancien, certaines canalisations d'eau ont été posées en plomb. Le sujet relève alors de l'eau potable et non des peintures. L'ordonnance sur l'eau potable (voir OPBD plus bas) fixe une valeur maximale pour le plomb mesurée aux points de prélèvement des installations domestiques.

Bâtiment construit avant 2006

À Genève, la directive du SABRA vise les bâtiments construits avant 2006. Ce n'est pas un critère national : les autres cantons romands ont chacun leur approche, présentée dans leurs pages dédiées. Pour une première orientation, voyez la page Le diagnostic.

Peinture dégradée

Une peinture écaillée, farinante ou fissurée libère plus facilement de la poussière que celle qui est intacte. Le canton de Genève recommande, sans que ce soit une obligation, une remise en état rapide des peintures fortement dégradées, même en dessous de 500 µg/cm², lorsque des enfants de moins de 7 ans vivent dans le logement.

Maintien en bon état

Genève rappelle dans sa documentation que le but n'est généralement pas de retirer la peinture, mais de la maintenir en bon état jusqu'à la démolition. Il s'agit d'une recommandation et non d'une obligation. C'est aussi la raison pour laquelle on déconseille de poncer ou de décaper soi-même une peinture suspecte.

Les méthodes et les mesures

Diagnostic plomb

Le diagnostic plomb est l'examen d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment pour repérer les éléments susceptibles de contenir du plomb. Il se déroule en général en trois temps : description du bâtiment, repérage sur place, puis rapport. Il se distingue de l'analyse, qui est l'étape de laboratoire. La démarche complète est expliquée sur la page Comment ça marche.

Repérage

Le repérage est la visite sur place du spécialiste. Il observe les revêtements, note leur état, leur âge probable et leur localisation. Il décide des endroits où mesurer ou prélever. Plus le bâtiment est grand ou transformé, plus cette étape demande de soin.

Fluorescence X

La fluorescence X est une technique qui permet de détecter la présence de plomb dans un revêtement sans l'abîmer. L'appareil portable est posé contre la surface et affiche un résultat sur place. Le canton de Genève tient d'ailleurs une liste informative des bureaux équipés d'un appareil portable ; cette liste est une information et non une obligation. Un résultat sur place peut être complété par une analyse en laboratoire.

Appareil portable

C'est le nom courant de l'analyseur à fluorescence X utilisé sur site. Il évite parfois des prélèvements, mais n'en dispense pas toujours : la décision revient au spécialiste, selon le support, les couches de peinture et l'objectif du diagnostic.

Prélèvement ou échantillon

Un prélèvement est une petite quantité de matière, par exemple un fragment de peinture, retirée à un endroit précis et envoyée à un laboratoire. Le nombre d'échantillons dépend du bâtiment : l'outil Combien d'échantillons ? aide à se faire une idée des critères en jeu, sans donner de chiffre à votre place.

Analyse en laboratoire

L'analyse mesure la teneur en plomb des échantillons. Elle fournit des valeurs que le rapport compare ensuite aux repères applicables. Pour les modalités, la page Analyse en laboratoire détaille la suite de la démarche.

Teneur massique

La teneur massique exprime la quantité de plomb par rapport à la masse du matériau. L'ORRChim fixe une teneur maximale en plomb des peintures de 0.01 % en masse, soit 100 mg/kg. Ne confondez pas cette valeur avec le critère surfacique ci-dessous : les deux unités ne se convertissent pas l'une dans l'autre.

Critère surfacique

Le critère surfacique exprime la quantité de plomb par centimètre carré de surface peinte. La directive du SABRA à Genève retient 500 µg/cm², soit 0,5 mg/cm². Pour la protection des travailleurs, la notice SENE du canton de Neuchâtel mentionne une valeur de 0.5 mg/cm². L'outil Lire les seuils aide à situer chaque valeur dans son contexte.

µg/cm², mg/kg, µg/l, µg/dL

Quatre unités reviennent dans les rapports, chacune pour un usage différent : µg/cm² pour une surface peinte, mg/kg pour un matériau ou un déchet, µg/l pour l'eau, µg/dL pour le sang. Une valeur n'a de sens que dans sa propre unité et pour son propre texte.

Les textes et les autorités

ORRChim

L'ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques encadre notamment la teneur en plomb des peintures. Elle fixe la limite de 0.01 % en masse mentionnée plus haut.

OLED

L'ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets règle la gestion des déchets de chantier. Selon son article 16, un plan d'élimination des déchets est exigé si plus de 200 m³ sont concernés, ou si des polluants sont à attendre ; le plomb y est nommé. L'ordonnance fixe aussi, pour le plomb dans les déchets, des valeurs de 50, 250, 500 et 2000 mg/kg. Le sujet est repris sur la page Après le diagnostic.

OTConst

L'ordonnance sur la sécurité et la protection de la santé des travailleurs dans les travaux de construction contient, à l'article 32, alinéa 3, une règle fédérale : en cas de découverte imprévue, les travaux sont interrompus. Elle sert de socle commun, quel que soit le canton.

OPA et Suva

Les valeurs limites d'exposition des travailleurs au plomb relèvent de la Suva, en vertu de l'article 50, alinéa 3, de l'ordonnance sur la prévention des accidents (OPA). La page de l'autorité fédérale consacrée aux valeurs VME et VBT ne mentionne pas le plomb.

OPBD

L'ordonnance du DFI sur l'eau potable fixe un maximum de 5 µg/l pour le plomb, avec une période de transition de 5 à 10 µg/l jusqu'au 31 janvier 2036. Ce texte est en vigueur depuis le 1er août 2026 ; la mesure se fait aux points de prélèvement des installations domestiques.

SABRA

Le SABRA est le service de l'État de Genève chargé de la protection contre les risques liés aux substances et aux rayonnements non ionisants. Sa directive prévoit, pour les bâtiments construits avant 2006, un contrôle avant tous travaux de ponçage, sablage, grattage ou décapage thermique de peintures. Au-dessus de 500 µg/cm², une annonce au SABRA est requise avant les travaux. Précision utile : il s'agit d'une directive, pas d'une loi, et sa base légale précise n'est pas établie à ce jour.

Notice SENE

À Neuchâtel, la notice du service de l'énergie et de l'environnement présente une valeur de protection des travailleurs de 0.5 mg/cm². Elle se lit avec le règlement cantonal sur les chantiers de la construction.

Maître d'ouvrage, bailleur, régie

Le maître d'ouvrage est celui qui commande les travaux. Le bailleur est le propriétaire qui loue ; la régie ou gérance agit pour lui. Pour savoir qui prend en charge un diagnostic, il faut regarder la situation et le texte applicable : le site n'avance aucun montant, seulement des critères. Pour obtenir un devis adapté, utilisez la demande de devis.

La santé

Plombémie

La plombémie est le taux de plomb dans le sang. Elle se mesure par une prise de sang prescrite par un médecin. L'OMS retient un repère d'action de 5 µg/dL, soit 50 µg/l. Ce repère ne permet jamais de poser un diagnostic sur un cas particulier : seule une consultation médicale le permet.

Saturnisme

Le saturnisme désigne l'intoxication au plomb. Si vous avez un doute pour vous-même ou pour un enfant, parlez-en à votre médecin traitant ou au médecin cantonal. Ce site ne donne aucun conseil médical. À titre d'information, le texte de l'ordonnance du DFI sur la déclaration d'observations cliniques, dans son état du 6 mai 2026, ne contient aucune occurrence des mots « plomb » ou « saturnisme ».

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre diagnostic et analyse ?

Le diagnostic est la démarche d'ensemble : description du bâtiment, repérage et rapport. L'analyse est l'étape qui mesure en laboratoire la teneur en plomb des échantillons prélevés. Un diagnostic peut inclure des analyses, mais une analyse seule ne remplace pas un repérage.

Que signifie « construit avant 2006 » à Genève ?

C'est le critère de la directive du SABRA : les bâtiments construits avant 2006 sont visés avant des travaux de ponçage, sablage, grattage ou décapage thermique de peintures. Pour les autres cantons, les règles diffèrent.

La céruse est-elle toujours dangereuse ?

Le site ne qualifie pas une situation en général. Une peinture intacte et entretenue ne se traite pas comme une peinture dégradée ou comme un support que l'on prévoit de poncer. Ce qui compte, c'est l'état du revêtement et les travaux prévus.

Que veut dire 500 µg/cm² ?

C'est le critère de décision surfacique de la directive genevoise, soit 0,5 mg/cm². Au-dessus de cette valeur, une annonce au SABRA est requise avant les travaux. Le même nombre exprimé en µg/cm² ou en mg/cm² désigne bien la même quantité.

Une valeur en mg/kg et une valeur en µg/cm² sont-elles comparables ?

Non. La première rapporte le plomb à la masse du matériau, la seconde à la surface peinte. Les deux unités ne se convertissent pas directement, et chaque texte précise laquelle il emploie.

Un appareil à fluorescence X suffit-il ?

Il donne une indication sur place, sans abîmer le support. Selon la situation, le spécialiste peut le compléter par un prélèvement et une analyse. L'usage d'un appareil portable est une recommandation de bonne pratique à Genève, pas une obligation.

Dois-je poncer moi-même une peinture pour savoir si elle contient du plomb ?

Non. Les autorités déconseillent de poncer, brûler ou décaper soi-même une peinture suspecte, car ces gestes libèrent de la poussière. Mieux vaut faire réaliser un repérage par un spécialiste avant tout travail.

Que signifie plombémie ?

C'est le taux de plomb dans le sang, mesuré par un médecin. L'OMS retient un repère d'action de 5 µg/dL, soit 50 µg/l. Pour toute question de santé, adressez-vous à votre médecin traitant ou au médecin cantonal.

L'eau du robinet est-elle concernée ?

Oui, par un texte distinct. L'OPBD fixe un maximum de 5 µg/l pour le plomb, avec une transition de 5 à 10 µg/l jusqu'au 31 janvier 2036, en vigueur depuis le 1er août 2026. La mesure se fait aux points de prélèvement des installations domestiques.

Que faire si l'on découvre quelque chose d'inattendu en cours de chantier ?

L'OTConst, à son article 32, alinéa 3, prévoit l'interruption des travaux en cas de découverte imprévue. Un spécialiste peut ensuite examiner la situation avant la reprise.

Que dit la règle sur les déchets contenant du plomb ?

L'OLED exige, à son article 16, un plan d'élimination des déchets si plus de 200 m³ sont concernés ou si des polluants sont à attendre, le plomb étant nommé. Elle fixe aussi des valeurs en mg/kg : 50, 250, 500 et 2000.

Qui prend en charge un diagnostic ?

Cela dépend de la situation : propriétaire, bailleur ou maître d'ouvrage selon le cas. Le site n'indique aucun prix ; la question du coût passe par les critères du devis, comme le type de bâtiment, l'année de construction et le nombre de prélèvements.

Sources

Faire mesurer avant d’agir

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  1. l’adresse et le canton du bâtiment ;
  2. son année de construction, si vous la connaissez ;
  3. les surfaces concernées (toute la maison, quelques pièces, une façade, une conduite) ;
  4. le but du diagnostic : chantier, démolition, vente, location, eau ;
  5. le délai souhaité, et si un chantier est déjà en cours ou à l’arrêt ;
  6. les contraintes d’accès : hauteur, local occupé, échafaudage.

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